Développer une réponse coordonnée au trafic d’espèces sauvages en Afrique de l’Ouest; Jour 2 Résumé

Développer une réponse coordonnée au trafic d’espèces sauvages en Afrique de l’Ouest; Jour 2 Résumé
July 5, 2018 8:12 pm Nouvelles

Faisant suite aux progrès réalisés le premier jour de l’atelier sur le développement d’une réponse coordonnée au trafic d’espèces sauvages en Afrique de l’Ouest, la deuxième journée a débuté par une session en groupes de travail où les pays ont travaillé ensemble pour affiner les besoins prioritaires et les recommandations. Cela a démontré l’engagement de chaque pays à rechercher de solutions efficaces pour lutter contre la criminalité liée aux espèces sauvages dans la sous-région.

Le Directeur de l’Environnement à la CEDEAO, Dr Johnson Boanuh, a présenté le processus à suivre pour l’adoption par la CEDEAO d’une stratégie régionale de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages, confirmant par la même occasion le soutien de la CEDEAO dans son ensemble. Il a indiqué qu’une fois que les experts techniques auront terminé avec le développement de la stratégie et des mécanismes de mise en œuvre associés, leurs recommandations suivront un processus standard en 6 étapes vers une adoption complète par la Commission de la CEDEAO.

“Nous avons absolument besoin de l’engagement des Etats membres, sinon tout ce que nous adopterons ne sera pas mis en œuvre efficacement. Votre rôle sur le terrain est donc essentiel au succès de notre réponse coordonnée. C’est pourquoi, en collaboration avec WA BiCC, nous lançons des activités de renforcement des capacités sur le terrain pour diverses parties prenantes, y compris le pouvoir judiciaire, les douanes et d’autres organismes d’exécution. »– Dr Boanuh.

La journée a progressé avec la présentation de Africatwix par Sone Nkoke de TRAFFIC. C’est un outil en ligne développé pour faciliter l’échange d’informations et la coopération entre les agents d’exécution dans les pays d’Afrique centrale. Il a partagé certains des succès de ce programme et ses avantages. Cette présentation avait pour but de donner aux participants une idée des options disponibles pour faciliter l’application de la loi sur les espèces sauvages et comment cela pourrait etre adaptée pour une utilisation en Afrique de l’Ouest. Il a exhorté les représentants ouest-africains présents dans la salle à faire une demande conjointe à TRAFFIC pour que cet outil soit mis en œuvre dans la région.

Alice Stroud de Born Free USA a présenté le programme de renforcement des capacités en cours de développement conjointement avec WA BiCC pour les agences en charge de l’application de la loi sur les espèces sauvages en Afrique de l’Ouest. Les activités prévues comprennent des formations pour les douanes, pour les agents forestiers travaillant dans les aires protégées transfrontalières et pour le système judiciaire, ainsi que le développement de ressources de formation clés. Ces activités renforceront la capacité des pays d’Afrique de l’Ouest à développer une réponse nationale forte à la criminalité liée aux espèces sauvages en tenant compte des besoins prioritaires identifiés dans l’évaluation de la menace de la criminalité liée aux espèces sauvages. Elle a également présenté l’application téléphonique Wildscan, un outil qui permets l’identification des espèces protégées, que WA BiCC prévoit de développer pour l’Afrique de l’Ouest afin de renforcer les compétences d’identification des agents d’exécution et de signaler le trafic d’espèces sauvages en Afrique de l’Ouest.

La présentation finale a été suivi d’une autre session de travail en groupes où les participants ont fait preuve d’appropriation et d’engagement en travaillant ensemble pour affiner les recommandations préliminaires aux décideurs de haut niveau.

“A chaque fois qe vous etes impliques dans la conception d’un travail, vous en prenez la responsabilité et vous pouvez mieux exécuter parce que vous avez tous édité et fait des recommandations ensemble et vous vous êtes mis d’accord sur le processus de mise en œuvre. J’apprécie vraiment le processus que WA BiCC a suivi et l’approche de la base vers le haut qu’ils appliquent »- Mawdwo Jallow, représentant de la Gambie.

La journée s’est terminée avec des rapports du premier groupe de discussion avec les documents modifiés examinés et validés par tous les participants.