Ma première expérience à la COP de la CITES

Ma première expérience à la COP de la CITES
September 4, 2019 10:24 am Blog

Je m’appelle Mercy Koomson, Responsable de la faune à l’aéroport international Kotoka au Ghana. J’ai obtenu mon diplôme en Gestion et conservation des espèces faisant l’objet de commerce dans le cadre du programme de master de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) de 2018/2019, à l’Université d’Andalousie. En tant que l’une des 34 diplômés de l’édition 2018/2019 du programme de master de la CITES en Espagne, la 18e Conférence des Parties à la CITES (COP18) était pour moi la première occasion de voir devenir réalité tout ce que j’avais appris à l’université. Contrairement à la COP simulée à laquelle nous avions participé pendant nos études à l’Université d’Andalousie, cette vraie conférence était divisée en deux comités qui se tenaient dans deux halls séparés. Lors de chaque réunion des comités, les membres discutaient des documents de travail et des propositions.

La conférence s’est avérée très politisée et a suscité des débats très animés ; j’ai observé la formation d’alliances et la tenue de votes sur les propositions et les documents en question. Même si une proposition avait été adoptée, une Partie pouvait encore demander au président de rouvrir l’examen de la proposition et de procéder à un nouveau vote, à condition que la Partie donne une raison valable. Il était intéressant de voir les Parties s’acharner pour obtenir que les propositions soient acceptées ou rejetées.

Résultats d'une séance de vote.
Les résultats de la proposition 8 relative au rhinocéros blanc du Sud.

 

Parmi les délégués qui présentaient des propositions, il y avait mes collègues de toute l’Afrique de l’Ouest, et certains de mes camarades du programme de master en Espagne. La présence de ces personnes avec lesquelles j’entretiens des relations était pour moi le meilleur signe d’espoir et d’enthousiasme pour ce que ma future carrière me réserve. Un jour, j’espère être moi-aussi déléguée de mon pays. J’ai commencé à me préparer pour ce rôle en observant toutes les procédures lors des réunions de comités et en observant une ou deux choses sur la façon de soumettre des propositions.

Retrouver mes camarades et les conférenciers du programme m’a aussi permis de renouer les liens que nous avions tissés lors de nos études. Certains étaient ravis de parler de leurs expériences vécues depuis lors et des progrès réalisés dans leurs carrières. Quelques-uns ont même joué un rôle important en s’assurant que leurs pays soient certifiés comme respectant le règlement de la CITES. Les conférenciers m’ont aussi donné une foule de conseils sur la façon dont je pourrais renforcer l’application de la CITES au Ghana.

Un groupe de personnes posant pour une photo.
Retrouvailles entre amis et collègues.

 

En dehors de la conférence principale et des évènements parallèles, j’ai eu l’occasion d’approfondir mes connaissances et d’établir des contacts lors d’une réunion organisée par WA BiCC. Cette rencontre permettait aux collègues diplômés du programme de master de la CITES de présenter aux participants les grandes lignes du mémoire qu’ils avaient rédigé pour ce diplôme. Nous n’avions pas eu la chance de voir les projets de chacun lorsque nous étions à l’université, parce que nous les avons tous soumis à distance. J’ai beaucoup appris sur ce que mes collègues avaient étudié, et j’aurais l’occasion de collaborer sur certains de ces projets.

Une femme faisant une présentation powerpoint dans une salle
Ma présentation lors de la réunion avec des anciens étudiants du programme de master.

 

La COP18 a permis d’échanger énormément de connaissances et d’établir des contacts, mais mon déplacement ne se rapportait pas uniquement au travail. J’ai eu la chance d’explorer les beaux sites de Genève, et j’ai même aperçu la France. En résumé, c’est une expérience qui a changé ma vie et je suis infiniment reconnaissante à WA BiCC pour cette opportunité. J’espère que cette conférence des Parties de la CITES sera la première de nombreuses autres auxquelles j’assisterai à l’avenir.

Une femme debout dehors
Au-delà des frontières. Je me suis rendue en France plusieurs fois pendant mon séjour à Genève.