Ghana organise la première conférence nationale sur les tortues marines

Ghana organise la première conférence nationale sur les tortues marines
March 20, 2018 10:25 am Mises a Jour

La Division de la faune sauvage a accueilli à Accra la première Conférence nationale du Ghana sur les tortues marines, avec l’appui du Service américain chargé de la pêche et de la faune (United States Fish & Wildlife Service), la Florida Gulf Coast University, WA BiCC et Voltic Water. Cet événement visait à réunir les entreprises, les organisations et les agences gouvernementales du Ghana dont les activités ont des répercussions, positives ou négatives, sur la conservation des tortues marines.

Les gens ignorent les avantages écologiques et économiques associés aux tortues marines. La tortue Luth, par exemple, s’alimente de méduses, permettant ainsi à d’autres poissons et au secteur de la pêche de survivre. La tortue verte empêche l’invasion par l’algue de mer en se nourrissant de celle-ci, maintenant un habitat sain pour d’autres espèces aquatiques. Malheureusement, nombre de ces tortues marines bénéfiques à l’environnement diminuent rapidement. Les tortues marines sont menacées par des activités humaines comme la collecte directe des femelles et des œufs, les prises accessoires lors de la pêche et les activités touristiques, parmi d’autres. Le Ghana est doté d’environ 550 km de littoral. Autrefois, le pays abritait des habitats favorables à la nidification de 5 espèces de tortues marines. Aujourd’hui, 2 de ces espèces sont rarement observées et les 3 autres sont gravement menacées. De nombreuses institutions et organisations œuvrent pour la conservation de ces espèces, mais, pour l’heure, la coordination collaborative semble se produire incidemment dans le meilleur des cas. L’absence d’un système de collecte de données et de partage de l’information efficace a entravé les efforts en matière de conservation.

Lors de cette Conférence nationale sur les tortues marines, plusieurs défenseurs de l’environnement ont convergé pour tenter de mieux comprendre leurs activités respectives sur le terrain, et les défis qui se présentaient, dont certains proviennent surtout de ressources et de coordination insuffisantes. Ce questionnement a favorisé des échanges déterminants entre ces partenaires pour leur permettre d’envisager de travailler de concert en vue de relever ces défis.

Une collaboration au niveau national est cruciale, mais la conservation efficace des tortues marines repose aussi sur une protection de ces espèces à une échelle plus vaste puisque ce sont des espèces migratoires. C’est pourquoi, le lendemain (le 9 mars), WA BiCC a accueilli les parties prenantes ayant participé à la Conférence nationale sur les tortues afin de mettre en lumière les efforts de conservation entrepris dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, et principalement pour évoquer l’établissement d’un réseau qui permettrait une coordination régionale par le biais d’échanges de bonnes pratiques et de partages de données et d’informations. La mise en place du réseau a suscité un intérêt unanime. Les intervenants, dont un stagiaire du programme de maîtrise de WA BiCC, ont fait état de leurs initiatives de conservation des tortues marines dans leurs propres pays afin de montrer l’importance d’une coordination régionale. Les participants ont reconnu l’avantage de la mise en commun d’expériences et de la coordination des activités visant la conservation des tortues de mer à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest. Il s’ensuivit un accord sur un ensemble d’étapes futures qui guideraient le processus concernant le choix et l’établissement d’un réseau, et qui incluraient :

  • La création d’une base de données des initiatives pour la conservation des tortues marines au Ghana et l’étendre pour qu’elle couvre les autres États de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
  • La création d’un groupe de discussion sur Google Groups pour les projets de conservation des tortues marines au Ghana.
  • La première version d’une note de réflexion sur le Réseau régional.

Peu à peu, nous espérons uniformiser nos efforts visant la conservation des tortues marines afin de réduire les difficultés rencontrées dans nos travaux et surtout, les menaces auxquelles ces tortues marines sont confrontées.