Le Ghana accueille la formation particulière de WA BiCC portant sur l’amélioration et l’utilisation des informations climatiques pour la planification de l’adaptation en Afrique de l’Ouest

Le Ghana accueille la formation particulière de WA BiCC portant sur l’amélioration et l’utilisation des informations climatiques pour la planification de l’adaptation en Afrique de l’Ouest
June 25, 2018 11:23 am Blog

En octobre 2017, le programme pour la Biodiversité et le changement climatique en Afrique de l’Ouest (WA BiCC) et le Réseau global des planifications nationales en adaptation (RG PNA) avaient organisé un atelier technique régional en appui de l’Intégration des questions côtières dans les planifications nationales en adaptation. Dans le cadre de cette procédure, WA BiCC avait aidé les participants à évaluer les besoins en matière de capacité des experts et des institutions dans la région. L’atelier avait également repéré la formation des fournisseurs et des utilisateurs sur l’utilisation des informations climatiques pour la planification de l’adaptation. Pour répondre à ce point, WA BiCC a organisé un atelier de formation régional à Ada, Ghana, du 29 mai au 1er juin 2018, afin de « Renforcer les capacités ouest-africaines pour discerner et utiliser avec efficacité les informations climatiques pour la planification de l’adaptation côtière ».  L’atelier a été accueilli par le ministère de l’Environnement, de la science, de la technologie et de l’innovation, Ghana, et les participants incluaient les principaux partenaires régionaux de WA BiCC, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Convention d’Abidjan, les points focaux de la Planification nationale en adaptation (PNA), des météorologues de six pays d’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Liberia, Sierra Leone et Togo), ainsi que des représentants du programme de Planification intégrée des ressources et de la résilience (Integrated Resource and Resilience Planning ou IRRP) de l’USAID Ghana.

L’atelier a fourni l’occasion aux experts des pays concernés par les procédures PNA de mieux comprendre la science du climat, d’évaluer les informations climatiques de façon critique et de mieux utiliser les informations pour la planification de l’adaptation grâce à des exercices guidés, des études de cas et un travail de groupe. Les participants ont examiné les aspects théoriques de la planification relative au changement climatique, les données nécessaires pour la mise en œuvre, et ont appliqué quelques concepts fondamentaux tirés de la session théorique afin d’évaluer leurs besoins et établir une feuille de route pour l’acquisition des informations. Au cours de ces sessions, des « groupes nationaux » ont passé en revue des documents concernant leur propre pays pour déterminer si les informations climatiques contenues dans ces documents répondaient à un ensemble de critères garantissant la solidité des analyses climatiques et de la planification de l’adaptation. Si les informations climatiques ne répondaient pas à tous les critères, les membres de chaque pays devaient identifier les lacunes, les raisons de ces lacunes et les solutions possibles pour y remédier. Enfin, en se basant sur les lacunes relevées, des feuilles de route étaient établies afin de préciser les interventions ciblées requises pour combler les lacunes et des informations détaillées sur les institutions qui devraient participer ou y participeront, de même que les ressources nécessaires.

l’importance d’être critique en examinant les méthodes et les conditions dans lesquelles ces informations ont été générées avant de [les] accepter. »

En plus de l’apprentissage et de la pratique, la réunion a encouragé l’interaction, le réseautage et les échanges entre les participants. En conséquence, des possibilités de construire une communauté de pratique sont apparues. Ainsi, le Service météorologique national de la Côte d’Ivoire a manifesté le désir d’élaborer un Protocole d’entente (MoU) qui faciliterait le partage de données climatiques pertinentes avec le Service météorologique national du Liberia, qui a perdu son infrastructure météorologique pendant la guerre civile. Les participants ont aussi exprimé la nécessité d’une plateforme en ligne pour échanger les idées, les expériences, les leçons acquises et les réalisations sur le thème des informations climatiques. Pour miser sur les progrès réalisés pendant l’atelier, les participants des pays se sont engagés à travailler étroitement avec WA BiCC et ses partenaires afin de finaliser des plans d’action qui renforceront encore leur travail de collaboration.