Les experts de la region de l’Afrique de l’Ouest et du centre, spécialisés dans la conservation lancent un partenariat pour sauver la faune aquatique sauvage

Les experts de la region de l’Afrique de l’Ouest et du centre, spécialisés dans la conservation  lancent un partenariat pour sauver la faune aquatique sauvage
July 24, 2018 3:29 pm Nouvelles

De nombreux efforts en matière de sauvegarde et de conservation ont été fait au fil des années. Cependant, certaines espèces aquatiques n’ont malheureusement pas été prises en compte, bien que ces espèces aquatiques soient soumises à des niveaux de menace similaires. Dans le même temps, de nombreuses menaces pesant sur les espèces aquatiques ne sont pas encore pleinement comprises en raison du manque de données disponibles sur ces menaces, en particulier en Afrique de l’Ouest et sur toute la côte atlantique de l’Afrique. Reconnaissant cette question et le besoin urgent d’accorder une attention particulière aux espèces aquatiques en danger, menacées et protégées, WA BiCC, en collaboration avec le Secrétariat de la Convention d’Abidjan, OceanCare et “Wild Migration”, ont décidé de catalyser le Partenariat d’Abidjan sur les espèces aquatiques lors de la 12ème Conférence des Parties à la Convention d’Abidjan en mars 2017.

Le Partenariat a été officiellement lancé lors de la COP de la CMS à Manille, aux Philippines pour rassembler les parties prenantes et les gouvernements dans un effort coordonné visant à prévenir l’extinction de ces espèces aquatiques en danger, menacées ou protégées. Pour que ce partenariat soit plus effectif, il est necessaire de développer une stratégie/un plan d’action clair qui servira de guide à la réalisation de son mandat. Pour ce faire, À cette fin, les partenaires ont réuni les points focaux CITES des 15 États membres de la CEDEAO à Abidjan, des experts, des universités et des ONG afin d’élaborer un plan d’action pour le Partenariat et valider les résultats des évaluations menées pour mieux comprendre les menaces et le statut de ces espèces dans la région.

L’atelier a débuté par des remarques du chef du projet WA BiCC, Stephen Kelleher, de Joanna Toole d’OceanCare et d’Abou Bamba, le secrétaire exécutif de la Convention d’Abidjan qui ont présenté leurs attentes ainsi que l’ordre du jour des trois prochaines journées. Joanna a défini l’objectif de la rencontre aux participants comme étant celui “d’établir une compréhension commune au niveau régional en ce qui concerne les approches et les objectifs nécessaires pour faire face aux difficultés liées aux ETPs“.

Michael Balinga, expert en conservation de la biodiversité pour WA BiCC et Joanna ont ensuite co présenté le l’évolution du partenariat l’AAWP depuis sa création jusqu’à ce jour ainsi que sa finalité, un plan d’action finalisé et adopté par les Parties à la Convention lors de leur prochaine Conférence des Parties (CdP13).

Cette présentation qui a donné le ton de la journée à d’autres a été suivie par les présentations de participants et d’experts tels que Anna Nuno de l’Université d’Exeter, Yahya Khams de Togo Welfare, Alice Stroud de Born Free USA, Thomas Diagne d’African Manatee Project et Dr. Isidore Ayissi de l’Association camerounaise pour la promotion de la biologie marine entre autres. De ces riches présentations, il est clair que bien que les problèmes soient de nature multiple d’un pays à l’autre et d’une région à l’autre, il existe des similitudes fondamentales telles que manque de données, l’insuffisance des capacités actuelles, une législation inadéquate et un manque de coordination. Cela a incité Michael Balinga à admettre; “Basé sur l’etude exploratoire sur l’état des espèces aquatiques ETP en Afrique de l’Ouest que nous avons réalisé, nous nous rendons compte que nous devons aborder les problèmes aux niveaux mondial, régional et national et considérer toutes ces perspectives.”

Les présentations ont été suivies de séances de groupe de travail où les participants ont travaillé a travers quatre groupes afin de partager leur avis sur les points clés, les opportunités, les aspirations et les résultats attendus du partenariat. L’un des groupes mis en avant que les participants à cet atelier constituaient déjà une forte diversité de parties prenantes et qu’il existait déjà de nombreuses initiatives sur lesquelles il faudrait capitaliser, comme la base de données du World Conservation Monitoring Centre (WCMC).

Les participants ont noté le besoin d’étendre les initiatives existantes au niveau local et national mais ont aussi reconnu que les ressources disponibles sont trop limitées pour ce faire, d’où le besoin de promouvoir la collaboration entre les scientifiques, les communautés et les décideurs.

Les participants reviendront demain afin de continuer le travail de finalisation du plan d’action. Pour suivre les évolutions de cet atelier en direct, veuillez visiter aawp.wabicc.org.